« Si je devais écrire un livre pour communiquer ce que je pense déjà, avant d'avoir commencé à écrire, je n'aurais jamais le courage de l'entreprendre. Je ne l'écris que parce que je ne sais pas encore exactement quoi penser de cette chose que je voudrais tant penser. [...] Je suis un expérimentateur en ce sens que j'écris pour me changer moi-même et ne plus penser la même chose qu'auparavant.» 
    Michel Foucault 1978


    Au baccalauréat, l'exercice de dissertation se présente le plus souvent sous la forme d'une question. Par exemple :
    • Y a-t-il des lois injustes ?
    • Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
    • Un jugement de valeur est-il objectif ? 
    • Peut-on dire : « à chacun sa vérité » ? 
    • Y a-t-il des inégalités juste ? 
    • A-t-on des devoirs envers les animaux ?
    Lors de concours ou dans l'enseignement supérieur, le sujet peut se présenter sous forme d'une notion ou d'une conjonction de notion :
    • La recherche de l'identité
    • La clarté
    • Égalité et justice
    • Liberté ou égalité
    • Liberté et égalité
    La dissertation est un exercice scolaire. En cela, elle suppose de suivre quelques règles. Ne cherchez pas à les contourner. Une fois ces règles bien comprises, l'exercice peut être plaisant ; il est en tout cas formateur et c'est un passage obligé en France, puisque c'est l'exercice utilisé pour sélectionner les candidats lors de la plupart des concours. Et puis il faut toujours considérer l'acte d'écrire tel que Foucault le présente dans la citation de 1978 mentionnée ci-dessus. 

    Quel est le but d'une dissertation ?


    Le premier objectif d'une dissertation est d'identifier un problème. Faites attention, le problème ne se confond pas avec la question soulevée, appelée parfois problématique (voir la partie consacrée à l'introduction). La première règle est donc : 

    Règle 1

    Identifier le problème

    Il s'agit ensuite de fournir une réponse à ce problème. Autrement dit, l'objectif d'une dissertation est de proposer une thèse et de montrer pourquoi elle vous semble vraie. Il faut donc éviter de noyer le poisson, par exemple en défendant une conclusion platement relativiste : « ça dépend des gens : certains disent ceci, d'autres cela ». Il faut s'engager sur une réponse. Tout le monde sait que cette réponse n'est peut-être pas la bonne, mais une discussion n'est possible que si on prend l'argumentation au sérieux : le but d'une discussion est d'aboutir à une thèse vraie ou correcte. Le fait de soutenir une thèse ne signifie donc pas que vous êtes infaillible ou intolérant. Une deuxième règle est donc :

    Règle 2


    Formuler une thèse personnelle

    Formuler une thèse personnelle, ce n’est pas « donner son opinion ». Les opinions qui nous viennent spontanément à l’esprit sont le reflet de notre histoire familiale, de notre appartenance religieuse, de notre culture ou de notre exposition à l'air du temps (par le biais des médias par exemple). Elles ne sont donc pas personnelles. Une thèse personnelle est une thèse sur laquelle on serait prêt à s'engager et à mettre en jeu un peu de son existence parce qu'on a de bonnes raisons d'y croire. C'est donc une opinion que l'on a envisagé de façon critique, qu'on a évalué. Platon parlerait d'opinion droite.

    Il faut donc examiner nos opinions ou des opinions quelconques sur le sujet de façon critique, i.e. les évaluer pour, in fine, se les approprier en les rationalisant ou les rejeter. Notez bien que faire de la philosophie ne vous oblige pas nécessairement à renoncer à vos opinions, mais vous oblige à les rationaliser, à donner des raisons de penser qu'elles sont vraies ou correctes. Ainsi, la philosophie n'implique pas que vous renonciez à vos croyances, par exemple à vos croyances religieuses. La philosophie n'est pas athée ou agnostique plus que croyante. Faire de la philosophie, c'est avant tout argumenter et accepter que nos arguments puissent être mauvais. Renoncer à faire de la philosophie, c'est renoncer à donner des raisons à ses croyances. Et il existe de bonnes raisons de considérer que ce n'est pas une très bonne chose.

    La thèse personnelle que l’on vous demande de formuler doit donc avoir une portée universelle : elle doit pouvoir être acceptée par d’autres êtres rationnels sur la base de vos arguments. Des martiens rationnels devraient pouvoir les accepter. Si l'on en revient à l'exemple religieux, des citations bibliques, coraniques ou talmudiques ne peuvent constituer des arguments. De telles citations n'ont d'autorité que pour ceux qui croient déjà à la tradition dont elles sont issues. On peut donc formuler une troisième règle :

    Règle 3

    Votre réponse doit être argumentée

    Dans votre travail, vous serez amenés à examiner des positions qui ne seront pas forcément celles que vous retiendrez dans votre conclusion ; vous devez les exposer sans caricature, montrer en quoi elles peuvent paraître plausibles, et justifier votre rejet par des  objections : en repérant des contradictions internes, en dénonçant des confusions, etc.

    Comment utiliser vos connaissances ?


    Une question surgit : s'il faut fournir une thèse personnelle, pourquoi y a-t-il un cours de philosophie ? Pourquoi faut-il utiliser des auteurs ? Ne suffit-il pas d'écrire sous le coup de l'inspiration, en ayant par exemple recours à des méthodes jamaïcaines ?

    Cette question est légitime. Mais si vous avez compris ce que nous venons de dire, la question ne se pose pas. En effet, utiliser des connaissances n'est pas incompatible avec le fait d'avoir une thèse personnelle telle que nous l'avons comprise : une thèse personnelle est une thèse que nous acceptons sur la base de raisons. Utilisons une analogie grossière. En science, vous acceptez des théorèmes sur la base de certaines démonstrations. Dès lors que vous avez compris ces raisons, le théorème devient une thèse personnelle : vous pensez qu'il est vrai et vous acceptez sa vérité sur la base d'une démonstration (qui tient ici lieu de raison). C'est la même chose pour d'autres types de thèses, même si les raisons sont sans doute plus fragiles qu'en mathématiques. En physique théorique par exemple, tous les chercheurs ne défendent pas les mêmes thèses. Le fait qu'une thèse soit personnelle n'est donc pas incompatible avec des connaissances. L'idée est de les utiliser pour obtenir une thèse. C'est la règle 4 :

    Règle 4

    Utilisez vos connaissances

    Vous ne pouvez donc pas vous contenter de repérer des notions de votre cours et de réciter ce que vous savez à leur propos. Il importe d'utiliser votre cours ou vos lectures. 

    Les textes lus en classe, les arguments vus, sont là pour vous aider, sans se substituer à vous : ils proposent des distinctions, des arguments que vous pouvez reprendre à votre compte si vous considérez qu'ils sont bons (en citant le nom de l’auteur, par honnêteté intellectuelle ; vous n'aimeriez pas que l'on vous emprunte vos idées sans mentionner que vous en êtes l'auteur), mais en faisant bien attention à le faire dans la perspective du sujet que vous traitez. Sélectionnez ce qui est utile pour traiter les sujets.

    Les connaissances que vous aurez acquises dans l’année vous seront d’une aide précieuse pour analyser le problème, argumenter, proposer des distinctions. Vous ne devez pas vous cacher derrière les auteurs, mais les exploiter pour votre réflexion. Cela implique que vous réfléchissiez par vous mêmes avant de vous jeter sur les auteurs, votre cours, wikipédia ou votre dictionnaire, notamment quand vous travaillez à la maison : tout cela doit vous aider à creuser votre réflexion personnelle. Si vous procédez à l'inverse, vous ne parviendrez plus à organiser votre propos et le travail n'aura aucun intérêt.

    Note sur les références – On a supposé ici qu'une dissertation devait comprendre des références. Mais si vous parcourez le web, certains affirment qu'une dissertation doit comprendre des références, tandis que d'autres affirment que ce n'est pas nécessaire. Les derniers ont sans doute raison, mais les premiers sont plus prudents et je vous conseille de vous pliez à leur exigence : il est très difficile de faire une copie sans référence, au risque de dire des banalités ; des références bien utilisées indiquent un travail ; des références nous aident à penser. D'ailleurs les copies sans référence reposent souvent sur une forte culture et ne sont jamais une pure création. Mieux vaut donc des références. Évitez toutefois de faire des topos et d'utiliser des arguments d'autorité. Il n’y a pas de référence obligée à un ou des auteurs, puisqu'il n'y a pas de réponse attendue.

    Note sur les citations – Les citations ne sont pas une nécessité. Quand vous utilisez des citations, elles doivent être commentées et expliquées afin de servir votre propos. Il ne faut pas les utiliser comme argument d'autorité. Mieux vaut ne pas citer que de donner des citations inexactes. Vous devez mentionner l'origine de la citation (le nom de l'auteur et le titre du livre).

    Faut-il utiliser des exemples ?


    Les exemples doivent vous aider à réfléchir. Ils aident votre lecteur à vous suivre et ils montrent que votre discours est en prise sur la réalité. Vous devez utiliser des exemples suffisamment universels pour qu’ils puissent convaincre votre lecteur (pensez à la littérature, au cinéma, aux sciences, à la culture en général). Sélectionnez-en un petit nombre et travaillez-les bien dans votre devoir. Mais ne les multipliez pas et ne confondez pas les exemples avec des arguments, même s'ils peuvent parfois servir de contre-exemples

    Comment procéder ?


    Une dissertation doit être structurée. Pour être justifiée, votre réponse doit être le fruit d’une réflexion qui progresse. C’est pourquoi vous avez besoin d’un plan qui organise votre dissertation. Cela exclut un pur et simple exposé de convictions ou de théories (philosophiques ou pas). Il faut éviter à tout prix les topos sur les auteurs et sur les doctrines.

    Pour éviter les topos, il faut d'abord avoir bien soulevé le problème. Ensuite, il faut considérer chaque étape de votre dissertation comme un moment de votre réflexion (au moins de façon rhétorique). Cela signifie que vous devez endosser (ou faire comme si vous endossiez), au moins provisoirement, ce que vous écrivez dans chaque partie.

    Une dissertation se compose donc toujours d’une introduction (position du problème), d’un développement divisé en deux, trois, voire quatre parties (analyse et traitement progressif des difficultés) et d’une conclusion (bilan et réponse). En général, un plan en trois parties est recommandé, mais les exigences du sujet peuvent vous obliger à en faire plus.

    Dans ce qui va suivre, les plans proposés seront tous en trois parties, mais vous pouvez découvrir par vous-mêmes des combinaisons en quatre parties. En général, les plans en deux parties sont moins bons, puisque vous vous contentez souvent d'opposer deux thèses contradictoires.

    L'introduction


    L’introduction doit exposer le problème posé par le sujet. Il s'agit avant tout de montrer qu'il y a un problème et de le formuler. Formuler un problème consiste à montrer pourquoi une question se pose, non pas seulement à poser une question. Le but consiste à aboutir, en analysant le sujet proposé, à une question précise qu'il s'agira de résoudre et qui permettra de répondre au sujet. Cette question est souvent appelée la problématique. Même si je préfère éviter ce mot, il faut bien comprendre que le problème ne se réduit pas à la problématique ; le problème est plutôt l'analyse qui permet de passer du sujet à une problématique.

    Pour formuler un problème, on peut :
    • repérer une contradiction ou un paradoxe apparent dans le sujet
    • repérer une contradiction entre deux thèses qui semblent plausibles comme réponse au sujet
    • indiquer que le présupposé du problème est insoutenable ou s'oppose à une idée ordinaire, etc.
    Le sujet doit ensuite figurer en toutes lettres. Le mieux est d’en faire la première phrase, s’il s’agit d’un sujet sous forme de question. Certains professeurs disent ne pas apprécier cette approche brutale, mais c'est une façon claire de procéder.

    Vous pouvez aussi indiquer le sujet à la fin d'une accroche qui vous permet d'indiquer les enjeux du sujet. En effet, vous pouvez commencer à l’aide d’un exemple historique, d’une remarque sur une expression, d'une analyse d'un mythe, d'une œuvre littéraire ou cinématographique, etc. Voici à quoi peut ressembler une introduction. La colonne de gauche est une introduction avec accroche, la colonne de gauche est une introduction sans accroche. L'introduction avec accroche est supérieure, mais si vous en êtes incapable, mieux vaut ne rien faire que de faire une mauvaise accroche.

     Introduction avec accroche
     Introduction sans accroche
     
    §1. Accroche (Analyse d'un film, d'un texte littéraire, d'un fait historique, d'un mythe)
    • Analyse
    • Question du sujet
    §2. Exposé du problème
    • Analyse du sujet (Exposé du problème)
    • Formulation d'une question précise
    §3. Plan (Le plan doit indiquer clairement votre progression et on doit comprendre son lien avec ce qui précède. Il doit découler de ce que vous avez dit dans l'analyse.)

     
    §1. Exposé du problème
    • Question du sujet
    • Analyse du sujet
    • Formulation d'une question précise
    §2. Plan

    Bien entendu, vous pouvez analyser le sujet en analysant l'œuvre ou l'exemple que vous utilisez dans votre accroche.

    Il n'y a pas de forme obligatoire, l'introduction doit seulement comprendre obligatoirement l'exposé du problème et le plan. Par exemple, le plan peut-être compris dans l'analyse, puisque l'analyse vous amène à poser des questions qui correspondent aux parties de votre plan. C'est un peu plus difficile à faire, mais l'effet produit est souvent meilleur.

    Pour plus de détails, voir la page Comment problématiser ?

    Le développement


    Le développement est le corps de votre dissertation. Il doit être composé de parties équilibrées (deux, trois ou quatre, de préférence trois), liées entre elles par des transitions qui concluent la partie précédente et annoncent ce que vous allez faire dans la suivante. La transition sert à montrer qu’on a franchi une étape dans la compréhension et le traitement du sujet. Chaque partie doit répondre à la question. Par exemple, si vous consacrez une de vos parties à faire une analyse d'un terme important, vous devez montrer en quoi elle permet de répondre au sujet.

    La transition doit conclure l'étape précédente et soulever un problème laisser en suspens. Elle ne doit pas être du genre : « nous avons fait ceci, nous allons maintenant faire ça » ou « nous avons vu la thèse de X, nous allons maintenant voir la thèse de Y ». Elle doit plutôt être du genre : « La solution X est insuffisante pour telle et telle raison. Ne faut-il pas plutôt envisager les choses ainsi ? En effet... ». Regardez un exemple dans un corrigé.

    Votre développement doit progresser, c’est-à-dire qu’on doit y voir plus clair à la fin qu’au début (parce que vous aurez fait des distinctions, repéré des impasses, etc.). Votre thèse définitive doit toujours être exposée à la fin.

    Il n’y a pas, sur un sujet, de plan unique. Sur un même sujet, il est possible de faire des plans différents, selon ce que l’on veut montrer et selon la progression de l’analyse, voire selon sa tournure d'esprit. Votre correcteur attend surtout que votre copie soit structurée.

    Y a-t-il des plans types ?


    Il existe beaucoup de plans différents. On peut estimer qu’il existe des « mouvements-type » de la réflexion. Je vous donne d'abord la trame générale du plan d'une dissertation :

    Introduction

    I. Partie I

    Transition

    II. Partie II

    Transition

    III. Partie III

    Conclusion

    N'oubliez pas les transitions, qui sont nécessaires à la compréhension du mouvement de votre devoir. Elles doivent reprendre la partie et indiquer les problèmes qui vont être résolus ensuite. 

    Dans les tableaux suivants, je présente plusieurs mouvements possibles. Parfois, on suppose qu'en philosophie il faut utiliser un plan dialectique qui enchaîne une thèse, une antithèse et une synthèse. C'est souvent la meilleure façon de faire un devoir désastreux : vous présentez une thèse, puis une thèse contradictoire, avant de tenter de mélanger les deux. Il n'est pas besoin de réfléchir longtemps pour voir en quoi la troisième partie est ridicule. Si je dis que Dieu existe, puis qu'il n'existe pas, comment ferai-je pour synthétiser les deux thèses : Dieu existe et n'existe pas ? Si je dis que la croyance religieuse est irrationnelle, puis qu'elle est rationnelle, dois-je conclure qu'elle n'est ni l'une ni l'autre ou rationnelle-irrationnelle ?  Certes, la thèse finale tient compte des forces et des faiblesses des thèses précédentes, répond aux problèmes qu'elles ont traités, mais elle n'est pas nécessairement une synthèse.

    Voici quelques types de plans . On peut les combiner pour en obtenir de nouveaux. 


     Plan 1
     Plan 2

    I. Exposé d’une thèse
    II. Objections
    III. Exposé d'une autre thèse plus satisfaisante



    Les deux thèses n'ont pas besoin d'être contradictoires, d'être un oui et un non. Ce peut-être deux oui différents, deux non différents, etc.
    Ce plan est simple et particulièrement adapté pour les questions de réflexion de l'explication de texte en terminale technique.

    I. Exposé d’une thèse
    II. Objections
    III. Réponses aux objections et défense d'une version plus sophistiquée de la thèse de départ (une version susceptible de répondre aux objections)

    Il s'agit de montrer que les grandes lignes d'une thèse peuvent être défendues en opérant des changements conceptuels. On garde certains aspects fondamentaux de la thèse de départ et on supprime les éléments sujets aux objections.



     Plan 3
     Plan 4

    Examen et défense d'une même thèse
    I. Examen d'une première difficulté frappant la thèse et première réponse,
    II. Examen d'une deuxième difficulté frappant la thèse et deuxième réponse
    III. Troisième difficulté  frappant la thèse et troisième réponse

    On défend petit à petit une thèse face aux objections qui la frappent (objections qui frappent différents aspects de la thèse). Ou bien on montre que la thèse telle qu'elle est a les ressources pour se défendre, ou bien on en fournit une version plus sophistiquée à chaque étape.


    Examen d'une thèse et défense d'une autre thèse
    I. Examen d'une première difficulté frappant une thèse et première réponse qui permet de défendre une autre thèse.
    II. Deuxième difficulté frappant la première thèse et deuxième réponse permettant de défendre à nouveau la seconde thèse
    III. Troisième difficulté frappant la première thèse et troisième réponse permettant de défendre à nouveau la seconde thèse

    On développe petit à petit une thèse en réponse aux difficultés rencontrées par une autre thèse.Chaque partie examine une difficulté de type différent : conceptuel, logique, pratique, par exemple.



     Plan 5
     Plan 6

    I. Thèse
    II. Autre thèse
    III.Conséquences de la thèse

    Dans la dernière partie, on examine les conséquences, notamment pratiques, de la thèse. Ce genre de plan se justifie par exemple pour un sujet qui commence par « peut ». ce terme pouvant être pris en deux sens, factuel et normatif, on peut défendre la possibilité factuelle en II et la légitimité de la position en III.
     
    I. Thèse
    II. Deuxième thèse
    III.Troisième thèse

    Il s'agit d'examiner successivement trois thèses, la dernière étant la meilleure, parce qu'elle répond aux objections soulevées à l'encontre des deux autres, prend en compte plus de phénomènes, etc.



      Plan 7  Plan 8

    I. Analyse d'un terme clef
    II. Formulation d'une thèse
    III. Formulation d'une autre thèse

    N'oubliez pas, pour ce genre de plan, que la partie analyse doit contribuer à répondre au sujet. Ce genre de plan est possible quand un des termes du sujet doit être compris de la même façon par toutes les thèses.

     
    I. Première définition : première réponse (avec critique)
    II. Deuxième définition possible : deuxième réponse
    III. Troisième définition : troisième réponse

    Chaque définition est en fait une thèse. Ce genre de plan est possible quand le sujet appelle une définition comme réponse.


    Cette liste n’est pas exhaustive, ni limitative. En réalité, chaque sujet appelle un traitement adapté. Mais dites vous bien que le plan n’est qu’un instrument d’exposition : ce qui compte avant tout, c’est la formulation du problème et des difficultés du sujet.

    Je vous donne ensuite quelques formes typiques que doivent prendre les différentes parties. Notez que la première partie doit toujours comprendre une courte introduction (quelques lignes) indiquant ce qui va s'y passer. La transition remplit cette fonction pour les parties suivantes. Voici à quoi cela doit ressembler :

                    §1 Introduction
                    §2 ...

    J'utilise les couleurs pour relier ces formes aux parties des plans précédents (pensez à ajouter la courte introduction pour la première partie). Quand une partie est multicolore, cela signifie qu'elle peut prendre plusieurs formes. 

     Modèle 1
     Modèle 2
     
    §1. Exposition de la thèse
    §2-n. Exposé des arguments

     
    §1. Exposition de la thèse
    §2-n. Exposé des arguments
    §n. Exposé des objections



     Modèle 3
     Modèle 4
     
    §1. Exposition de la thèse
    §2-n. Exposé des arguments
    §n. Exposé des objections
    §n. Réponse aux objections

     
    §1.Mini introduction
    §2. Analyse
    §3. Rapport entre analyse et sujet


     Modèle 5
     Modèle 6

    §1. Présentation d'une thèse
    §2. Présentation de la difficulté
    §3. Réponse à la difficulté

     Cette case indique les parties qui sont évidentes.

    Toutes ces indications ne doivent pas nécessairement être prises au pied de la lettre. Beaucoup d'autres plans sont possibles. Toutefois, ceux-là peuvent être utiles.

    La conclusion


    La conclusion présente votre thèse en la mettant en rapport avec le problème annoncé dans l’introduction. Faites d'abord un bilan de votre réflexion en insistant sur ce qui vous paraît les point essentiels, puis formulez votre réponse bien pesée à la question (le tout en 8 ou 10 lignes). Évitez les ouvertures.

    Ne sous-estimez pas ce moment de votre devoir.


    Quelques liens pour approfondir ou compléter


    Voici quelques pages méthodologique très bien faites. Elles ont le mérite d'être beaucoup plus courtes que celle-ci. Vous pourrez ainsi constater que les exigences des professeurs se recoupent et peut-être trouverez-vous ces pages plus claires.